Parfois au hasard des blogs
musicaux, on se sent des affinités avec quelqu’un. Un
petit message d’encouragement et la relation démarre
(ou pas). C’est par un goût commun pour
Wilco, que j’ai pu converser avec
l’auteur (doué) de Lonely Parade
(http://lonelyparade.magicrpm.com/). De fil en aiguille, on
précise ses positions respectives et puis parfois on passe
au véritable échange. C’est ainsi qu’un
jour j’ai reçu une copie de ce Strange
Geometry. Grand merci à lui pour ce chox.
J’avais lu la chronique si juste et sans concession :
http://lonelyparade.magicrpm.com/Annees_2000-1169/6.php et me suis
donc empressé d’écouter. Je n’ajouterai
rien sur cet album hormis qu’il m’a suivi toutes mes
vacances 2006 et que je l’écoute
régulièrement.
Evidemment je me suis mis à suivre de près ce
groupe précieux. Et dès l’annonce de ce nouvel
opus, je me suis littéralement précipité.
Comment la magie de ce groupe d’orfèvre allait-elle
opérer ? Il ne fallait plus compter sur le charme de la
découverte cette fois. Soyons juste,
j’appréhendais.
Inutilement car la beauté est intacte,
mélodies, arrangement, voix et mélancolie
bienfaisante toujours au rendez-vous. Si la filiation avec
The Felt reste évidente (certainement du
à la voix), The Clientele se veut plus
subtil en penchant vers l’élégance et la
finesse de Prefab Sprout.
Finie l’entêtante et lassante guitare en
trémolo de Strange Geometry. Elle reste
présente mais se fait plus discrète derrière
le piano et les cordes. Ici, domine un sentiment
d’électro-acoustique feutrée proche de
l’ambiance du morceau "K" du précédent
album. On trouve même de la pedal Steel sur le lascif
"The Queen Of Seville" et pas mal de guitare sèche
hispanisante aux cordes nylon.
Dès le premier morceau, aucun doute possible :
l’univers des Clientele s’impose. Par
la voix bien sur mais aussi par cette simplicité apparente,
évidente des compositions.
On en arrive à se demander pourquoi l’on
n’a pas composé cela soi-même.
Puis on se rend compte très rapidement que non.
Que c’est Impossible.
Qu’on n’aura jamais ce sens de la mélodie,
ce génie du geste simple et parfait, cette grâce
à l’état pur. Tout ici est finement
ciselé et loin de l’esbroufe : le violon de ce premier
morceau, les contre chants si mélodiques de la basse (qui
mérite une écoute à elle seule), les
réponses piano-guitare, la chaleur des voix. Autre haut fait
surprenant : la batterie. D’une telle subtilité
qu’on ne sait plus très bien en fin d’album si
il y avait ou non un batteur dans ce groupe.
Mise à part, "Bookshop Casanova" et le
curieux et psychédélique "The Garden At
Night" tout l’album reste sur un mid tempo
merveilleusement mélancolique. Difficile de sortir un
morceau du lot tant l’ensemble ne forme qu’un
tout. 3 petits quarts d’heure proche du paradis.
Vrai de vrai.
Mais que dire pour convaincre le lecteur que l’on se
trouve devant un des plus merveilleux groupe du moment ?
The Clientele méritent de
notre part la même reconnaissance que Belle &
Sebastian. Qu’attendons nous ?
The Clientele – God Save The
Clientele
01 - Here Comes the Phantom
02 - I Hope I Know You
03 - Isn''t Life Strange?
04 - The Dance of the Hours
05 - From Brighton Beach to Santa Monica
06 - Winter on Victoria Street
07 - The Queen of Seville
08 - These Days Nothing But Sunshine
09 - Somebody Changed
10 - No Dreams Last Night
11 - Carnival on 7th Street
12 - Bookshop Casanova
13 - The Garden at Night
14 - Dreams of Leaving






